Algérie-Émirats : le divorce des services aériens est consommé
L’accord sur les services aériens entre l’Algérie et les Émirats arabes unis appartient désormais au passé. Ce n’est pas une simple formalité administrative, mais un séisme diplomatique majeur. En brisant ce pacte de 2013, Alger envoie un signal électrique à Abou Dabi. Les cieux, autrefois symboles de coopération, deviennent le théâtre d’une rupture brutale.
Le gouvernement algérien a choisi la manière forte en activant l’article 22 de la convention. Pourtant, ce mécanisme de résiliation n’est jamais utilisé à la légère entre deux nations dites « sœurs ». En effet, cette décision souveraine marque la fin d’une ère de libéralisation du ciel. Désormais, chaque vol devient un enjeu de pouvoir politique immense.
Un ciel sous haute tension géopolitique
L’annulation des services aériens ne tombe pas du ciel par hasard. Elle fait suite à des mois de frictions souterraines concernant la stabilité du Sahel. Alger soupçonne ouvertement Abou Dabi de jouer un double jeu dangereux à ses frontières. Alors que la sécurité nationale est en jeu, les intérêts commerciaux passent au second plan.
Le ressentiment a grandi lorsque les ingérences présumées dans les affaires régionales sont devenues insupportables. Désormais, le Maroc et le dossier du Sahara occidental pèsent lourdement sur cette balance diplomatique. En conséquence, l’Algérie refuse de laisser ses couloirs aériens servir des intérêts qu’elle juge hostiles. C’est un acte de légitime défense stratégique !
L’impact immédiat sur le transport aérien et les passagers
Cette rupture des services aériens internationaux va transformer le voyage des citoyens en véritable parcours du combattant. Emirates, géant des airs, se retrouve menacée d’une exclusion totale du marché algérien. Les passagers, quant à eux, subiront de plein fouet une hausse inévitable des tarifs. Finies les escales fluides vers l’Asie via Dubaï !
Le transport de marchandises subira également ce choc thermique économique sans précédent. Puisque les liaisons directes disparaissent, les chaînes d’approvisionnement devront trouver de nouvelles routes coûteuses. Pourtant, Alger semble prête à payer ce prix pour protéger sa souveraineté territoriale. C’est une décision radicale, mais assumée jusqu’au bout par le palais d’El Mouradia.
L’échec de la compagnie Etihad à lancer ses vols en 2025 était le premier signe du naufrage. Les autorités avaient alors bloquées l’accès au tarmac. Aujourd’hui, le voile est levé : la coopération technique n’est plus qu’un lointain souvenir. Alors que les Émirats investissent massivement chez le voisin marocain, l’Algérie verrouille ses portes.
Désormais, le ciel algérien se tourne vers de nouveaux partenaires jugés plus fiables. Le Qatar ou la Turquie pourraient bien récupérer les parts de marché laissées vacantes par ce divorce. En fin de compte, la diplomatie des ailes a cédé la place à la Realpolitik la plus pure. Le message est limpide : le respect de la sécurité nationale ne se négocie pas contre des billets d’avion. La rupture est totale, officielle et probablement irréversible pour les années à venir.

