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Alger -Doha : le chaos des trabandistes gâche tout

Le trajet Alger-Doha avec Qatar Airways est devenu un enfer pour les voyageurs en quête de sérénité. Autrefois fleuron du raffinement aérien, cette ligne subit désormais les assauts d’une nouvelle faune : les « trabandistes ». Ces commerçants de l’informel, chargés de valises vides à l’aller et de marchandises au retour, transforment chaque vol en une épreuve de force psychologique. Pourtant, derrière le luxe affiché de la compagnie qatarie, la réalité du terrain au départ de l’aéroport d’Alger dépeint un tableau bien plus sombre et bruyant.

Des files d’attente plombées par l’incivisme

L’exaspération commence bien avant le décollage, dès l’enregistrement des bagages. En effet, des passagers s’agglutinent pendant des heures, bloquant les comptoirs avec des valises désespérément légères pour contourner les règles de poids. Alors que les membres du Club Privilège devraient bénéficier d’une fluidité exemplaire, ils se retrouvent coincés derrière des individus remplissant leurs sacs de bouteilles d’eau minérale à la hâte. Ce spectacle désolant, né d’une volonté de resquiller sur les franchises bagages, ralentit tout le système. Désormais, l’ambiance n’est plus au voyage, mais à la foire d’empoigne, où le respect des priorités semble être un concept oublié.

« On se croirait dans un bus de banlieue en plein ciel, le respect en moins », s’insurge un habitué de la ligne.

Qatar Airways face à la dérive des comportements sur le Alger-Doha

Dans la cabine, le cauchemar se poursuit pour le personnel de bord qui tente de maintenir un semblant d’ordre. Pourtant, les cris, les allées et venues incessantes et le non-respect des consignes de sécurité deviennent la norme. Alors que l’avion amorce à peine sa descente, une marée humaine se lève déjà, bousculant familles et personnes âgées pour sortir les premiers. Face à cette situation, la compagnie a pris des mesures radicales : suppression de l’accès aux salons VIP pour certains statuts et fin des invitations pour les proches. Ces sanctions, bien que collectives, visent directement les abus et les dégradations constatés de manière répétée sur ces liaisons spécifiques.

Désormais, le voyageur discipliné paie le prix fort de cette indiscipline chronique. Entre l’odeur du tabac à chiquer qui imprègne parfois les sièges et les altercations verbales, l’image du pays en prend un coup. La question n’est plus de savoir si l’on peut voyager, mais comment supporter ses voisins de siège. Si les autorités ne régulent pas davantage l’octroi des licences de « petit importateur », le ciel algérien risque de perdre ses ailes les plus prestigieuses. Le voyage, censé être une ouverture sur le monde, se transforme ici en un triste miroir de nos propres manquements sociaux.

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