Comment joue l’Algérie ? L’espion de Scaloni décrypte les Verts
La chaîne argentine TyC Sports décortique les forces et faiblesses des Verts, premiers adversaires de l’Albiceleste dans le groupe de Kansas City.
Une identité technique et un ancrage européen
Pour son entrée en lice dans la Coupe du monde 2026, l’Argentine s’apprête à défier les Verts. Selon l’analyse tactique des Sud-Américains, l’Algérie se distingue des autres nations africaines par un profil moins basé sur l’impact physique brut et beaucoup plus axé sur l’organisation technique et la vitesse.
La patte Vladimir Petković : Le technicien bosnien (62 ans) – qui a entraîné Lionel Scaloni en Italie – a apporté une vraie rigueur et une structure tactique à cette sélection.
Un effectif de calibre européen : L’Algérie s’appuie sur des individualités évoluant dans les meilleurs championnats, à l’image de Ramy Bensebaini (Dortmund), Rayan Aït-Nouri (Manchester City), Ismaël Bennacer ou la révélation Ibrahim Maza (Leverkusen), sans oublier Riyad Mahrez (Al-Ahli).
La filiation historique : Le capitaine Aïssa Mandi (Lille) reste le dernier survivant de la grande épopée de 2014 qui avait bousculé l’Allemagne au Brésil.
Les faiblesses : Désorganisation axiale et repli passif de Mahrez
Les analystes argentins estiment que la clé pour battre l’Algérie réside dans la capacité à faire sauter leur bloc par une circulation de balle rapide et de fréquents changements d’orientation.
Le piège du canal central : Organisée en 4-3-3 avec un bloc médian-bas, l’Algérie a tendance à se désaxer lorsque l’adversaire fait voyager le ballon. Ce manque de coulissement crée des espaces béants dans l’axe, une zone idéale pour Lionel Messi ou Julian Alvarez.
La faille Mahrez : L’ancien Citizen bénéficie d’une liberté qui le dispense souvent des tâches défensives et du contre-pressing. Ce repli « au trot » laisse le latéral droit algérien isolé et offre un boulevard pour le duo Tagliafico – Nicolas González.
Les forces : Transitions éclair et un-contre-un dévastateurs
Dès qu’elle récupère le ballon et se projette dans l’espace, l’Algérie devient une équipe redoutable.
Des contres chirurgicaux : Les Verts excellent dans la transition défense-attaque. Ils sont capables de verticaliser le jeu en un minimum de passes, profitant notamment de la vitesse de pointe de Mohamed Amoura.
L’isolation sur les ailes : Le système de construction algérien cherche constamment à écarter le jeu pour isoler les attaquants excentrés dans des situations de un-contre-un, particulièrement Mahrez sur son côté droit pour repiquer dans l’axe.
Le rapport de l’espion de Scaloni témoigne d’un grand respect pour l’Algérie, qualifiée de « match piège » par excellence.
Pour forcer le verrou des Verts, le staff argentin prévoit de s’appuyer sur des relanceurs axiaux capables de casser les lignes, comme Lisandro Martínez ou Cuti Romero, associés à un Leandro Paredes positionné pour armer des passes laser dans le dos des milieux algériens.
Pour l’Albiceleste, la priorité absolue sera de limiter les pertes de balle naïves au milieu de terrain : offrir des munitions de contre-attaque à Maza, Amoura ou Mahrez équivaudrait à un suicide tactique face à une équipe connue pour se transcender dès qu’elle joue sous ses couleurs nationales.

