Algérie : le séisme du nouveau certificat CCR
Le certificat de changement de résidence (CCR) vient de subir une métamorphose radicale qui bouleverse les plans des expatriés algériens. En effet, la Loi de finances pour l’année 2026 introduit des modifications majeures sur les avantages liés au retour définitif au pays. Désormais, les ressortissants immatriculés doivent naviguer à travers de nouvelles règles strictes pour importer leurs biens sans paiement de taxes. Cette annonce, publiée par le Consulat Général d’Algérie à Lille, provoque déjà une onde de choc au sein de la communauté.
Une révolution verte imposée pour vos véhicules
Pourtant, la surprise la plus percutante concerne la nature même des motorisations autorisées lors du déménagement. Le texte stipule désormais qu’il est possible d’importer un véhicule de tourisme électrique, hybride ou à essence. Alors que le parc automobile mondial change, l’Algérie limite la cylindrée des moteurs thermiques à un maximum de . Par conséquent, les grosses cylindrées ne passent plus le filtre de la douane sans s’acquitter de droits prohibitifs.
Le CCR exclut le diesel
Désormais, une interdiction catégorique frappe une catégorie historique de voitures : les moteurs diesel sont officiellement exclus du dispositif. Cette décision brutale marque une rupture nette avec les habitudes des familles algériennes résidant à l’étranger. En effet, seuls les véhicules neufs ou de moins de cinq ans d’âge sont acceptés sur le territoire douanier. Pour les utilitaires, le poids total en charge ne doit pas excéder sous peine de refus immédiat.
Les motos et autres véhicules à deux roues restent, fort heureusement, soumis à immatriculation dans le cadre de ce déménagement. Cependant, l’exigence de modernité est claire, puisque la date d’introduction dans le pays fait foi pour l’âge du véhicule. Les ressortissants doivent alors recalculer précisément la valeur de leur patrimoine avant de valider leur dossier de retour. Cette loi de finances 2026 redessine les contours d’une intégration économique plus écologique et contrôlée.
Alors que de nombreux Algériens préparaient leur retour, ces nouvelles dispositions imposent une réorganisation logistique totale et urgente. Le message des autorités est sans ambiguïté : le privilège du retour se conjugue désormais avec une responsabilité environnementale accrue. Certes, ces mesures peuvent paraître contraignantes, mais elles visent à rajeunir drastiquement le parc automobile national. Il est désormais impératif de consulter les services consulaires pour éviter toute déconvenue lors de la traversée de la Méditerranée. La page du diesel se tourne définitivement pour les bénéficiaires de cet avantage fiscal historique.

