Le Sénégal rugit plus fort que le Maroc
Sénégal-Maroc : La Téranga terrasse le cirque de Rabat
Le Sénégal décroche sa deuxième étoile africaine (1-0, a.p.). Cette nuit folle a oscillé entre le chef-d’œuvre tactique et le pur délire. Entre un arbitrage en roue libre et des ramasseurs de balles pickpockets, les Lions de la Téranga ont tenu bon. Ils prouvent ainsi qu’ils sont les patrons d’un continent qui préfère parfois le vaudeville au ballon rond.
On nous avait promis une fête grandiose du football africain. En effet, le Maroc affichait des stades à un milliard et une organisation millimétrée. Pourtant, nous avons eu droit à un cirque total. À l’arrivée, le Sénégal soulève la coupe. Néanmoins, le trophée aurait pu être une simple serviette de toilette. En effet, cet objet a cristallisé toutes les tensions d’une finale chaotique.
Pape Gueye, le sniper dans la tempête
Le football a repris ses droits à la 94e minute. Pape Gueye, le milieu de Villarreal, a alors déclenché une mine en pleine lucarne. Ce missile sol-air a fait taire le stade de Rabat. Par conséquent, le Sénégal est champion et Sadio Mané reste le roi. La justice sportive a fini par triompher. Toutefois, avant ce baiser du destin, le match avait déjà basculé dans le surréalisme.
20 minutes de VAR et un « Walk-off »
Tout a commencé avec un but Sénégalais valable, injustement refusé par l’arbitre. La tension monte, le Sénégal pousse et le scénario déraille totalement à la fin du temps réglementaire.
L’arbitre Jean-Jacques Ndala Ngambo siffle alors un penalty pour le Maroc. Pourtant, le contact sur Brahim Díaz semblait plus que léger. S’ensuit une scène lunaire avec 20 minutes d’arrêt de jeu. Pendant ce temps, le VAR semble chercher une raison de valider l’invraisemblable.
Écœurés, les Sénégalais quittent le terrain en signe de protestation. C’est le fameux « walk-off ». Finalement, Sadio Mané ramène ses troupes sur la pelouse. C’est alors que survient le moment de honte pour le Maroc. Brahim Díaz tente une panenka de touriste.
Cependant, Édouard Mendy ne tremble pas. Il capte le ballon comme une simple baguette à la boulangerie. « Petit Brahim, grosse loose », comme on dit chez nous.
La guerre de la serviette et les ninjas
Le comble du ridicule concerne le traitement réservé à Édouard Mendy. Apparemment, le staff marocain pensait que son talent venait de sa serviette. En conséquence, les incidents se sont multipliés :
Achraf Hakimi a balancé le linge par-dessus les panneaux publicitaires.
Ismaël Saibari a tenté de le voler près du poteau de corner.
Les ramasseurs de balles ont agressé le remplaçant Yehvann Diouf pour récupérer le tissu.
Ainsi, on a cherché le football, mais on a trouvé des superstitions de bas étage. Voir de tels pros se battre pour une éponge reste pathétique.
Une organisation en mode « Open Bar »
Au-delà du terrain, cette CAN 2025 sentait le favoritisme. D’ailleurs, la Fédération Sénégalaise avait dénoncé des hôtels miteux et des billets rares. De plus, la CAF a osé donner le prix du Fair-Play au Maroc. C’est une blague de mauvais goût après un tel bordel.
Malgré tout, le Sénégal savoure sa victoire. Les Lions ont survécu aux ball-boys agressifs et à un arbitrage partial. En conclusion, le talent a fini par éteindre le cirque.

