Contenu IA : La révolte des lecteurs
L’auteur Panos Sakalakis dénonce l’omniprésence de « poubelles numériques » générées par l’IA sur Medium et Substack. En 2026, la saturation de contenus factices menace l’économie des rédacteurs humains.
L’épidémie des « Tiny Books ». Les plateformes sont inondées de récits de réussite standardisés. Ces articles promettent des revenus passifs miraculeux grâce à des stratégies automatisées.
Le schéma classique : Des titres racoleurs annoncent des gains de 1 200 par mois en vendant des mini-guides écrits par ChatGPT.
Les preuves falsifiées : Les captures d’écran de ventes Gumroad ou Amazon sont souvent retouchées en quelques minutes.
L’absence de fond : En effet, ces textes ne détaillent jamais la stratégie d’acquisition de trafic. Ils servent uniquement d’appâts pour vendre des formations.
La faillite de la modération. Malgré les outils de signalement, l’algorithme continue de favoriser le contenu à faible valeur ajoutée.
L’ironie du système : Les commentaires critiquant le caractère artificiel d’un texte boostent son engagement. Par conséquent, l’IA est encore plus mise en avant.
La signature IA : De nombreux auteurs oublient même de supprimer les listes à puces typiques de ChatGPT ou les phrases de conclusion robotiques.
L’impact financier : Certes, les revenus des auteurs originaux stagnent, car le flux de spam capte une part croissante de l’attention des abonnés.
« C’est devenu le journal intime mensuel de ChatGPT. » — Panos Sakalakis
Le problème n’est pas l’outil, mais l’érosion de la confiance. En 2026, la distinction entre expert et imposteur devient quasi impossible pour un lecteur non averti. Si Medium et Substack ne durcissent pas leurs politiques de distribution « Network Only » pour l’IA, ils risquent une fuite massive de leurs abonnés payants. La valeur d’une plateforme ne réside plus dans la quantité de contenu, mais dans sa capacité à garantir une origine 100 % humaine.

