Retraite : les enseignants algériens gagnent
Le ministère de l’Éducation nationale valide enfin l’intégration des années de formation dans le calcul des pensions de retraite.
Fin du blocage. Une nouvelle directive ministérielle (n°124) règle le sort de milliers d’enseignants.
L’administration intègre désormais les années passées dans les Instituts Technologiques de l’Éducation (ITE).
Le ministère supprime les enquêtes préalables pour accélérer les dossiers.
Cette mesure nationale s’applique immédiatement sur tout le territoire.
Le dossier requis. Les enseignants doivent fournir trois documents précis pour faire valoir leurs droits :
Une attestation de travail conforme au modèle de la Caisse Nationale de Retraite (CNR).
Un certificat de scolarité prouvant la période passée à l’ITE.
Un relevé de cotisations de sécurité sociale pour valider le paiement des charges.
Gain financier. Les syndicats saluent une « équité historique » pour les bâtisseurs de l’école algérienne.
Ces deux années de formation boostent directement le montant de la pension finale.
Le dispositif permet aussi d’atteindre plus tôt le seuil de la retraite à taux plein.
Les règles du secteur éducatif s’alignent enfin sur celles des caisses de retraite.
« Cette décision répare une injustice majeure pour la génération qui a bâti l’école algérienne. »
Le gouvernement cherche ici à fluidifier les départs pour libérer des postes budgétaires avant 2026. En simplifiant l’accès à une retraite complète, l’État encourage le rajeunissement des effectifs sans passer par des réformes brutales. Le défi reste la capacité des directions de wilaya à délivrer ces documents sans créer de nouveaux goulots d’étranglement bureaucratiques.

