JS Kabylie : Le Mirage du Podium
La JS Kabylie tente un comeback désespéré pour accrocher la Ligue des Champions africaine malgré une crise de gouvernance interne.
La remontée fantastique Après un succès crucial contre l’USMA, les Canaris croient à nouveau en la deuxième place.
Le club accuse 9 points de retard sur la JS Saoura, mais compte trois matchs en retard.
Le calendrier s’annonce favorable avec des confrontations contre l’ESBA, El Bayadh et une équipe de Sétif en méforme.
L’objectif affiché : un sans-faute sur les neuf dernières rencontres pour sauver une saison terne.
La méthode Boudedja contesté
Le nouveau président, installé par Mobilis, impose une pression maximale sur le groupe professionnel.
El-Hadi Boudedja exige le podium comme condition sine qua non pour valider son projet.
La séparation brutale avec l’entraîneur Zinnbauer dans le vestiaire marque un tournant autoritaire.
Le recrutement d’un Directeur Technique Sportif (DTS) est lancé via un appel à candidatures inédit.
Le cri d’alarme de Moussa Saïb
L’icône du club dénonce dans une interview accordée à Compétition une déconnexion entre les discours de la direction et la réalité du terrain.
Saïb fustige le manque de culture historique de la nouvelle administration après des erreurs de communication sur le palmarès.
Il critique la « politique des vedettes » aux salaires stratosphériques qui n’apporte aucun titre.
« Ce ne sert à rien de finir dauphin si c’est pour réaliser un parcours catastrophique en Ligue des champions la saison prochaine. »
Le forcing de Mobilis pour placer Boudedja et exiger des résultats immédiats ressemble à une fuite en avant. En privilégiant l’urgence du classement sur la structuration (formation, DTS, stabilité technique), la JSK risque de répéter les erreurs du passé : un effectif instable et coûteux qui s’effondre dès que la pression continentale augmente.
Le vrai test ne sera pas le podium, mais la capacité du club à redevenir une institution respectée plutôt qu’une simple vitrine financière.

