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Real Madrid : le capital en jeu

Florentino Pérez bouscule la campagne électorale en ouvrant la porte à une privatisation partielle du Real Madrid.

Le plan polémique de Pérez

À une semaine du scrutin présidentiel du 7 juin 2026, le président sortant Florentino Pérez crée un séisme institutionnel en proposant de modifier le modèle historique de propriété du club.

  • Ouverture du capital : Pérez a admis être prêt à vendre 5 % des parts du club à un investisseur minoritaire.

  • Valorisation boursière : Cette vente technique vise à établir la valeur réelle du Real Madrid sur le marché financier, estimée théoriquement à près de 10 milliards d’euros par Forbes.

  • Distribution aux socios : Les 95 % restants du capital seraient redistribués sous forme d’actions économiques individuelles aux 100 000 supporters-membres (socios).

  • Garantie démocratique : Pérez assure que l’acheteur minoritaire n’aura aucun pouvoir décisionnel et que le contrôle restera aux mains des socios.

« Je ne vais pas mourir avant d’avoir réussi à faire en sorte que le patrimoine financier du Real Madrid appartienne à ses socios. » – Florentino Pérez.

La riposte de Riquelme

L’unique candidat d’opposition, Enrique Riquelme, utilise ce projet de privatisation comme un levier électoral majeur pour dénoncer une dérive historique.

  • La ligne rouge : Riquelme accuse ouvertement Pérez d’avoir franchi une limite sacrée en touchant au statut non commercial du club.

  • Contre-attaque sportive : Pour séduire l’électorat, l’opposant promet le recrutement du milieu de terrain espagnol Rodri (Manchester City) et de l’attaquant Erling Haaland.

  • Contrôle total : Riquelme s’engage à maintenir le modèle associatif pur sans aucune injection de capital privé extérieur.

Le spectre de la vente

La transformation des socios en actionnaires économiques suscite de profondes inquiétudes au sein du madridisme sur la viabilité à long terme.

  • La tentation financière : Avec une action évaluée entre 50 000 et 100 000 euros selon les projections, de nombreux socios modestes pourraient être tentés de vendre leurs parts.

  • Rachat hostile masqué : Rien n’empêcherait juridiquement des fonds souverains ou des investisseurs étrangers de racheter progressivement les actions des socios pour prendre la majorité.

  • Perte d’identité : L’arrivée d’actionnaires purement financiers modifierait irrémédiablement le pouvoir décisionnel historique basé sur le socio-supporter.

Le piège de la valorisation

Derrière la promesse populiste de « rendre le patrimoine aux supporters », le projet de Florentino Pérez pourrait être le cheval de Troie de la privatisation définitive du Real Madrid. Si les actions deviennent cessibles sur un marché secondaire, le club s’expose à une perte de contrôle progressive au profit de capitaux d’État (Moyen-Orient) ou de fonds américains. Face à la concurrence des clubs de Premier League et des équipes adossées à des États, Pérez cherche un moyen désespéré de recapitaliser le club. Mais en brisant le tabou de l’actionnariat, il ouvre une boîte de Pandore que même son autorité ne pourra plus refermer.

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