Les frères Hassan sous haute tension
L’épopée Égyptienne en coupe du monde avec les Frères Hassan n’a pas empêché les vieux démons de revenir avec l’incapacité des jumeaux de gérer la défaite ce qui fragilise la diplomatie sportive de l’Égypte.
Un passif d’impulsivité chronique
Quinze ans de dérapages comportementaux. Nommés à la tête des Pharaons, Hossam et Ibrahim Hassan traînent une réputation d’ingérables depuis le début de leur carrière sur les bancs de touche en 2008.
Le fiasco algérien (2008) : Lors de leur première expérience avec Al-Masry, ils agressent les arbitres à Béjaïa (crachat sur l’arbitre marocain, agression du quatrième arbitre algérien), provoquant leur limogeage immédiat.
L’accès de rage au Caire (2011) : Face au Club Africain tunisien avec le Zamalek, la tension grimpe d’un cran. Le match retour bascule dans le chaos avec l’envahissement du terrain par des supporters chauffés à blanc par l’encadrement.
L’agression de Manuel José : Incapable de contenir sa frustration lors d’un derby contre Al-Ahly, Hossam Hassan s’en prend physiquement à l’entraîneur portugais après un but adverse.
« Un sélectionneur national représente un État, ses nerfs ne peuvent pas être un facteur de crise géopolitique. »
Opportunisme et conflits d’intérêts
Une loyauté fluctuante au gré des contrats. Le parcours des jumeaux est marqué par des choix de carrière abrupts qui ont souvent laissé leurs employeurs et les supporters dans l’incompréhension totale.
Le rêve jordanien brisé : En pleine campagne historique pour qualifier la Jordanie au Mondial face à l’Uruguay, le duo abandonne la sélection du jour au lendemain pour répondre à l’appel d’un Zamalek en crise.
Guerre des clans au Zamalek : Après des résultats catastrophiques et un limogeage rapide, Ibrahim Hassan attaque frontalement l’ancien entraîneur Mido dans les bureaux du président Mortada Mansour.
Provocation par les maillots : De retour à Al-Masry, Hossam Hassan n’hésite pas à brandir un maillot rouge d’Al-Ahly face aux supporters du Zamalek, reniant ses déclarations d’amour éternel faites au club blanc quelques mois plus tôt.
L’escalade des tensions régionales
Le Maroc dans le viseur. Le dernier incident lors de la Coupe d’Afrique a pris une tournure diplomatique inquiétante, ravivant les tensions entre les supporters égyptiens et marocains sur les réseaux sociaux.
Attaques médiatiques : En réponse à une critique journalistique sur le niveau technique de l’Égypte, Ibrahim Hassan rétorque : « Le Maroc n’a rien gagné depuis 50 ans », tout en fustigeant l’organisation et l’hébergement locaux.
Provocations sur le terrain : Après un but salvateur, Hossam Hassan a directement ciblé le public marocain par des célébrations agressives, déclenchant une vague de cyber-harcèlement nationaliste des deux côtés.
Théorie du complot : Suite à une défaite récente contre l’Argentine, l’encadrement a justifié le score par des biais politiques, impliquant la FIFA, Infantino, et des puissances tierces pour masquer les carences tactiques. après le choc de l’élimination, les analystes commencent à pointer du doigt la mauvaise gestion tactique de l’avantage du score de son équipe 2-0 contre les coéquipiers de Messi à 10 minutes de la fin.
Le coût de l’impunité des frères Hassan
En Égypte, la ferveur populaire protège souvent les icônes sportives de leurs dérives comportementales. Cependant, le statut de sélectionneur de l’équipe nationale n’est pas celui d’un entraîneur de club.
En transformant chaque défaite sportive en incident diplomatique avec les pays voisins (Algérie, Tunisie, Maroc), les frères Hassan dépassent le cadre du football. Si la Fédération égyptienne (EFA) continue de tolérer ces écarts de langage sous prétexte de « grinta » ou de patriotisme, l’Égypte risque l’isolement institutionnel au sein de la CAF. Le soft power sportif du pays ne peut pas dépendre de l’humeur de deux hommes incapables d’accepter la défaite.

