Bachar al-Assad : sa nouvelle vie dorée à Moscou
L’exil de Bachar al-Assad ressemble aujourd’hui à une retraite luxueuse dans les quartiers huppés de la capitale russe. Après sa fuite spectaculaire de Damas, l’ancien dictateur syrien a trouvé refuge dans les bras du Kremlin. Pourtant, cette protection n’est pas un cadeau désintéressé de Vladimir Poutine. En effet, derrière les façades en marbre de ses appartements moscovites, l’homme fort déchu découvre la réalité brutale d’une soumission totale.
Une fortune colossale pour financer l’exil de Bachar al-Assad
Le dictateur n’est pas arrivé les mains vides sur le sol russe. Dès 2018, la famille aurait investi massivement dans une dizaine de propriétés de haut standing à Moscou. Alors que son peuple sombrait dans la misère, le clan sécurisait des milliards de dollars, acheminés parfois par avions entiers. Désormais, ces placements immobiliers assurent un train de vie princier aux exilés.
Toutefois, l’argent ne fait pas tout. Si la fortune de Bachar al-Assad est estimée à près de deux milliards de dollars, son autonomie financière reste sous le contrôle étroit des services secrets russes. En effet, Moscou surveille de près les flux financiers, craignant que le trafic de captagon ne continue d’alimenter les réseaux syriens depuis l’étranger.
Une cage dorée sous l’œil de Poutine
Désormais, le quotidien de l’ex-président se résume à une discrétion absolue. Le Kremlin lui impose un silence radio total pour ne pas froisser les nouveaux dirigeants syriens. Pourtant, cette surveillance s’étend même aux soins médicaux de son épouse, Asma. Atteinte d’une leucémie, celle-ci n’a pas reçu l’autorisation de rejoindre le Royaume-Uni pour se soigner.
Moscou transforme ainsi son invité en un symbole vivant de fidélité diplomatique. Vladimir Poutine veut prouver au monde qu’il n’abandonne jamais ses alliés, même les plus infréquentables. Alors que l’ancien ophtalmologue semble se replonger dans ses études médicales, il reste avant tout un prisonnier de luxe. En effet, sortir de sa réserve pourrait coûter cher à celui qui connaît trop de secrets d’État. Désormais, son destin ne lui appartient plus, scellé par l’hospitalité glaciale de son protecteur russe. La chute est terminée, mais l’enfermement commence à peine !

