Supercoupe Espagne Barça REal 3 2
Football

Supercoupe: Le Barça de Hansi Flick remporte un Clásico épique

Supercoupe. Raphinha en sauveur, une première mi-temps dingue avec quatre buts, et une victoire arrachée en seconde période : le FC Barcelone, sous Hansi Flick, s’offre un 16e trophée en Supercoupe d’Espagne face à un Real courageux mais dépassé.

Encore une fois, l’Arabie Saoudite. Encore une fois, les pétrodollars qui transforment une Supercoupe en show XXL sous 25°C pendant que l’Europe grelotte. Cependant, ce dimanche soir au King Abdullah Sports City de Djeddah, on n’a pas regretté le déplacement. D’abord parce que c’était un Clásico, ensuite parce que c’était un vrai Clásico : intense, spectaculaire, irrespirable. À la fin, le Barça l’emporte 3-2, conserve son titre et envoie un message clair à la planète foot.

Un début dominé par les Catalans

Dès le coup d’envoi, le Barça impose son rythme. Avec son pressing haut et sa possession écrasante, l’équipe de Hansi Flick étouffe le Real Madrid. Lamine Yamal, ce prodige de 18 ans qui joue comme un vieux briscard, fait vivre un calvaire à la défense madrilène. Pedri orchestre, Frenkie de Jong ratisse tout. De plus, les jeunes loups catalans mordent. Côté Real, on attend les contres rapides portés par Vinicius et un Gonzalo García titularisé en pointe (Mbappé, tout juste remis, commence sur le banc).

Pourtant, il faut attendre la 37e minute pour voir le tableau d’affichage bouger. Fermín López intercepte haut, lance Raphinha qui, d’un contrôle magique, envoie une frappe croisée imparable. 1-0. Le Brésilien explose de joie, et le Barça prend logiquement l’avantage.

Une fin de première mi-temps hallucinante

Mais le Real ne meurt jamais dans un Clásico. Ainsi, juste avant la pause, l’apocalypse arrive. À la 45+2, Vinicius Junior sort un solo génial : crochet puis petit pont sur Koundé, il efface Cubarsí et frappe croisée. 1-1. Le Brésilien célèbre à sa manière, et on sent la tension monter.

Cependant, le Barça réagit immédiatement. Deux minutes plus tard, Lewandowski, toujours aussi malin dans la surface, profite d’une passe sublime de Pedri en profondeur pour remettre les Culés devant. 2-1. On pense que c’est plié pour la mi-temps ? Eh bien non. Sur le corner suivant, Gonzalo García, ce jeune attaquant sorti de nulle part, pousse le ballon au fond après une tête repoussée. 2-2. Sept minutes de pure folie. Les deux équipes rentrent aux vestiaires sous les applaudissements, et nous, on reprend notre souffle.

Seconde période : Raphinha délivre le Barça

Après la pause, le rythme baisse un peu, mais la tension reste maximale. Le Barça domine toujours la possession (près de 68 %), cependant le Real tient grâce à un Courtois solide et des contres dangereux. Mbappé entre en jeu, apporte de la vitesse, mais c’est bien Raphinha qui va faire la différence. À la 73e minute, sa frappe puissante est déviée par un défenseur madrilène et lobe le gardien. 3-2. Doublé pour le Brésilien, qui devient l’homme du match sans discussion.

Le Real pousse en fin de match, rate des occasions énormes, mais la défense catalane, emmenée par un Cubarsí impérial, tient bon. Enfin, au coup de sifflet final, c’est l’explosion de joie côté blaugrana. Hansi Flick peut lever les bras, ses joueurs soulèvent le trophée.

Ce qu’il faut retenir de ce Clásico

D’abord, le Barça version Flick est une machine : dominante, jeune, spectaculaire. Raphinha vit une belle saison, Yamal effraie tout le monde, et même Lewandowski reste décisif. Par ailleurs, la charnière Cubarsí-Eric García a été solide. Côté Real, on peut saluer la réaction et le talent de Vinicius, mais cette possession écrasante pose problème. Malgré le retour de Mbappé, ça n’a pas suffi.

C’est le premier trophée de la saison pour le Barça, qui lance parfaitement 2026. Le Real repart bredouille, mais avec des certitudes. Et nous, on a eu droit à un vrai spectacle. Même si, bon, c’était en Arabie Saoudite…

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