Fiscalité algérienne : Virage numérique
La Direction Générale des Impôts (DGI) migre ses plateformes vers de nouveaux domaines officiels pour sécuriser les téléprocédures.
Le changement immédiat. Depuis ce dimanche, les contribuables algériens doivent impérativement utiliser de nouvelles adresses URL pour accéder aux services fiscaux en ligne. Ce basculement concerne deux piliers de la numérisation fiscale en Algérie : le portail « Jibayatic » et la plateforme d’immatriculation fiscale à distance (NIF).
Les nouveaux accès
La DGI simplifie l’architecture de ses liens internet en les rattachant directement au domaine du ministère des Finances (), supprimant l’extension intermédiaire ().
Jibayatic : Désormais accessible via jibayatic.mf.gov.dz.
NIF en ligne : Désormais accessible via nifenligne.mf.gov.dz.
Pourquoi c’est important
Ce n’est pas qu’une simple modification technique. L’objectif est triple :
Sécurité : Renforcer la protection des données sensibles des contribuables.
Fiabilité : Garantir une meilleure stabilité des serveurs lors des périodes de déclarations.
Souveraineté : Harmoniser tous les services numériques sous l’égide directe du ministère des Finances.
L’objectif est d’améliorer la qualité des services numériques et de garantir des niveaux élevés de sécurité et de fiabilité. — Direction Générale des Impôts.
L’impact usager
Tous les anciens liens sont désormais obsolètes. Pour les entreprises et les particuliers, cela implique une mise à jour immédiate des favoris de navigation pour éviter tout retard dans les obligations déclaratives, sous peine de se heurter à des erreurs de connexion sur les anciens domaines.
Cette mise à jour s’inscrit dans une stratégie plus vaste de dématérialisation totale de l’administration algérienne.
L’État cherche à centraliser sa gouvernance numérique pour limiter les risques de phishing et de cyberattaques.
Pour le contribuable, cela préfigure une intégration future plus poussée : à terme, l’identifiant fiscal pourrait devenir la clé unique d’accès à l’ensemble de l’écosystème financier public.
La DGI envoie un message clair : le papier recule, et l’infrastructure technique monte en gamme pour absorber le flux croissant de télé-déclarations.

