La « Nouvelle Algérie » prône un pragmatisme total
Dans son dernier éditorial, la revue « El-Djeïch » définit la doctrine diplomatique algérienne comme un mélange de réalisme et d’héritage historique.
Une diplomatie d’intérêt
La fin du dogmatisme. L’Algérie affiche désormais une approche « pragmatique à l’extrême » dans ses relations internationales.
Partenariat mondial : Le pays multiplie les ponts avec tous les continents, sans exclusive idéologique.
Règle d’or : Les échanges reposent strictement sur le principe des « intérêts et bénéfices mutuels ».
Crédibilité : Cette posture renforce son statut de « partenaire fiable » sur la scène régionale et mondiale.
L’ADN de novembre
Fidélité aux racines. Malgré cette ouverture, la revue souligne que cette doctrine reste indissociable de l’héritage de 1954.
Référence historique : Le pragmatisme actuel puise sa force dans les principes de la Révolution de Libération.
Souveraineté : Chaque décision politique est présentée comme un acte souverain, guidé par l’utilité réelle pour le citoyen.
Voix de l’Afrique : Alger continue de porter les aspirations du continent, prônant des « solutions africaines aux problèmes africains ».
Défense et vigilance
La garde haute. L’armée réaffirme son rôle de rempart contre les menaces asymétriques et les tensions régionales.
Menaces frontalières : L’ANP se dit prête à contrer toute tentative d’atteinte à l’intégrité territoriale.
Guerre de la drogue : L’éditorial cible directement le « Makhzen », accusé de mener une guerre par les stupéfiants contre l’Algérie.
Lutte antiterroriste : L’objectif reste l’éradication totale des restes du terrorisme et de la criminalité transfrontalière.
Le terme « pragmatisme » martelé par la revue « El-Djeïch » n’est pas anodin. Il marque une transition majeure : l’Algérie passe d’une diplomatie de principes souvent figés à une diplomatie d’affaires et d’influence. En associant ce réalisme à la « référence de novembre », le pouvoir rassure sa base conservatrice tout en envoyant un signal clair aux investisseurs étrangers : l’Algérie est ouverte au business, tant que les intérêts sont partagés.

