Inflation à Alger : le Grand Retour de la Flambée !
L’indice des prix à la consommation de la ville d’Alger a bondi en octobre 2025. Attention, on parle d’une hausse de 0,8 % par rapport au mois de septembre. Ce redressement brutal arrive après une baisse temporaire, un petit répit en septembre (-0,7%). Pourtant, cette accélération n’est pas un simple ajustement technique. Elle est le signal d’une tension forte, notamment sur nos assiettes.
🍽️ Pourquoi les Biens Alimentaires Flambent-ils ?
La raison principale de ce dérapage général est claire : l’envolée des prix des biens alimentaires qui atteint un taux alarmant de +1,6 %. En creusant un peu, on découvre que les produits agricoles frais sont les grands responsables, affichant une augmentation de +3,3 % en un seul mois !
Les chiffres donnent le vertige. Le poisson, luxe ou nécessité, a vu son prix exploser de +24,2 % ! Les œufs, produit de base, ont grimpé de +22,3 %. Pire encore, les légumes s’affichent à +11,4 %. La viande de bœuf (et abats) n’est pas en reste avec +2,2 %.
Alors que cette vague inflationniste submerge l’alimentation, certains prix ont baissé. Un petit lot de consolation. La pomme de terre, par exemple, a reculé de -7,5 %. La viande de poulet fait de même avec -2,3 %. Mais l’effet « panier de courses » reste douloureux, car les hausses ciblent des produits essentiels. Le coût de la vie quotidienne s’alourdit.
Les Prix à la Consommation : Une Année en Dent de Scie
En dépit de cette poussée mensuelle, le rythme d’inflation annuel (mesuré entre novembre 2024 et octobre 2025) reste contenu à +1,7 %. Cependant, la variation des prix entre octobre 2025 et octobre 2024 est négative (-1,2 %). Cela indique une instabilité chronique sur douze mois, avec des mouvements de yoyo qui épuisent les portefeuilles.
Les produits manufacturés et les services, de leur côté, restent relativement stables en variation mensuelle (par rapport à septembre 2025). Néanmoins, sur un an, les produits manufacturés ont grimpé de +7,0 %. Seuls les services affichent une légère baisse annuelle de -0,8 %.
La poussée des prix des biens alimentaires reflète-t-elle une simple pression saisonnière, ou bien est-ce le signe avant-coureur d’une détérioration durable du pouvoir d’achat à Alger ?

