Algérie – RD Congo (1-0 a.p.) : Boulbina crucifie les Léopards
L’Algérie en quarts de finale, grâce à un but splendide de Boulbina au bout du suspense. Une délivrance venue d’ailleurs alors que tout le monde préparait déjà les mouchoirs pour les tirs au but.
On jouait la 119e minute de ce match aux allures de partie d’échecs sous somnifères quand Adil Boulbina a décidé de sortir la sulfateuse. Un enchaînement contrôle-frappe chirurgical, une lucarne nettoyée, et voilà les Verts qui s’offrent un ticket pour la suite du tournoi. Pourtant, pendant deux heures, on a bien cru que le mur congolais allait transformer le rêve algérien en un immense mal de crâne collectif.
Un verrou congolais et des nerfs à vif
Le plan de Sébastien Desabre était clair : fermer les vannes, cadenasser les couloirs et attendre que les Verts s’empalent sur une défense en béton armé. En effet, malgré une possession de balle frisant l’insolence, les hommes de Vladimir Petković ont longtemps tourné autour du pot sans jamais trouver la fente. Ibrahim Maza a tenté, Mohamed Amoura a percuté, mais Lionel Mpasi a sorti le mode « Spider-Man » pour dégoûter chaque tentative. C’était propre, c’était frustrant, et c’était surtout terriblement stressant pour un peuple qui ne respire que par le cuir.
Désormais, le scénario sentait le piège à plein nez, surtout quand les Léopards pointaient le bout de leur nez en contre-attaque. Luca Zidane a dû sortir le grand jeu pour éviter que la climatisation ne s’installe prématurément sur le banc algérien. Alors que Riyad Mahrez errait comme une âme en peine avant sa sortie, le public commençait à se dire que la pièce allait tomber du mauvais côté. Mais le football est ce sport cruel où la logique finit parfois par se faire balayer par un éclair de génie individuel dans les ultimes secondes du temps additionnel.
Boulbina envoi l’Algérie en quarts de finale
La lumière est venue des remplaçants, preuve que Petković a enfin trouvé la recette de sa potion magique. L’entrée d’Adil Boulbina a redonné de la verticalité à une équipe qui tricotait trop au milieu de terrain. Sur une inspiration géniale de Zerrouki, le gamin a pris ses responsabilités pour envoyer une praline que même trois gardiens n’auraient pu arrêter. Désormais, le tableau de chasse des Verts s’épaissit et la confiance gonfle à bloc avant de défier les Super Eagles du Nigeria.
On ne va pas se mentir, l’Algérie a souffert, l’Algérie a douté, mais l’Algérie est passée. Ce succès à l’arraché soude un groupe qui semble capable de traverser les tempêtes les plus violentes sans couler. Avec une solidité défensive retrouvée autour de la paire Mandi-Bensebaini, les Verts s’avancent vers les quarts avec la pancarte de l’équipe qu’il ne faut surtout pas laisser respirer. Pour la RD Congo, la pilule est amère tant ils ont frôlé l’exploit, mais le réalisme était algérien ce soir.
Le rendez-vous de Samedi contre le Nigeria s’annonce électrique : préparez le café, car ces verts n’ont pas fini de nous faire faire des nuits blanches.

