La chute brutale de l’empire Réda Kouninef
Le verdict est tombé comme un couperet, marquant la fin définitive de l’influence de Réda Kouninef sur l’économie algérienne. Mardi, le tribunal criminel de Sidi M’hamed a tranché sans trembler. L’ancien magnat de l’industrie, autrefois intouchable, vient d’être condamné à dix années de prison ferme.
Cette sentence achève un feuilleton judiciaire haletant qui a tenu tout un pays en haleine. En effet, la justice a frappé fort pour punir des pratiques qui ont longtemps saigné les caisses de l’État.
Un système de blanchiment d’argent démantelé
Le dossier accablant révèle une organisation méthodique destinée à dissimuler des revenus criminels. Pourtant, le clan pensait avoir bâti une forteresse inexpugnable autour de ses avoirs. Les juges ont mis en lumière un réseau complexe de blanchiment impliquant des membres de la famille proche.
Alors que les preuves s’accumulaient, le masque de l’homme d’affaires respectable s’est brisé. Désormais, la confiscation de tous les biens saisis symbolise la reprise de contrôle par la puissance publique. Le Trésor réclamait justice ; il a obtenu réparation.
Les complices de Réda Kouninef condamnés
Le tribunal n’a pas épargné l’entourage immédiat, notamment le gendre de l’homme d’affaires et son fils. Tandis que le premier écope de quatre ans de prison, le second subit la même peine maximale que son mentor.
En plus de la réclusion, des amendes colossales de huit millions de dinars frappent chaque condamné. Par ailleurs, les dommages et intérêts s’élèvent à des dizaines de millions pour compenser les pertes abyssales du contribuable. Le message est limpide : l’ère de l’impunité totale appartient désormais au passé.
La traque ne s’arrête pas aux frontières nationales. Effectivement, le mandat d’arrêt international contre l’un des membres du clan reste maintenu. Le procureur avait requis la fermeté absolue lors des audiences de décembre, et il a été entendu par le siège.
Malgré les tentatives de défense, l’ampleur des dégâts financiers rendait toute clémence impossible. Ce jugement historique redessine les contours de la responsabilité des élites économiques. L’Algérie tourne une page sombre, mais le chemin vers la transparence totale demeure encore long et sinueux.

