Sélection Marocaine: Les Likes de la discorde
Des « likes » de joueurs marocains sur des célébrations sénégalaises déclenchent une crise nationale que la fédération royale doit gérer.
Le cœur du conflit au sen de la Sélection Marocaine
Une fraternité mal perçue. Plusieurs cadres de la sélection marocaine, dont Eliesse Ben Seghir (AS Monaco) et Ismaël Saibari (PSV Eindhoven), ont interagi avec des publications Instagram de joueurs sénégalais.
Le problème : Ces publications célébraient un « titre continental » revendiqué par le Sénégal.
Le contexte : Le Maroc et le Sénégal s’opposent juridiquement devant la CAF pour l’attribution officielle de la CAN 2025.
La réaction : Les supporters marocains y voient une trahison ou, au mieux, un aveu de faiblesse diplomatique.
Une fédération sous haute tension
La discipline de fer mise à l’épreuve. Fouzi Lekjaa, président de la FRMF et figure d’autorité du football africain, n’aurait pas goûté à cette liberté numérique de ses troupes.
Un timing désastreux : La polémique éclate en pleine préparation du match contre le Paraguay.
Des sanctions possibles : Le staff technique, dirigé par Mohamed Ouahbi, étudie des mesures allant du simple rappel à l’ordre à la mise à l’écart temporaire.
L’enjeu d’image : Dans une stratégie de « soft power » par le sport, le Maroc exige une unité totale derrière sa bannière juridique.
« Dans ce climat, un like n’est plus un geste d’amitié, c’est une signature politique. » — Un observateur proche de la FRMF.
L’engrenage des réseaux sociaux
La fin de l’insouciance numérique. Cet incident illustre la difficulté pour les jeunes internationaux de naviguer entre camaraderie de vestiaire (en club) et devoirs nationaux.
La vitesse de propagation : Les captures d’écran ont circulé plus vite que les ballons sur le terrain.
Le poids du symbole : Liker un adversaire qui conteste votre légitimité est perçu comme un « contre-pied » à la stratégie nationale.
L’ombre du Sénégal. Ce n’est pas qu’une histoire de réseaux sociaux, c’est le prolongement d’une guerre froide sportive. Le Sénégal et le Maroc se disputent le leadership du football africain pour la décennie à venir.
Pour Lekjaa, l’unité doit être absolue : laisser passer ces « likes » reviendrait à affaiblir le dossier juridique marocain devant les instances internationales. On peut s’attendre à un serrage de vis drastique sur la communication des joueurs (le « media training » ne suffisant plus) et, possiblement, à l’instauration d’une charte numérique stricte pour chaque rassemblement national.
À suivre : La liste officielle pour le prochain match sera le premier indicateur réel de la colère fédérale.

